Les rémunérations et les négociations annuelles obligatoires (NAO)

Publié le 22/11/2016 à 15H05
Ces dernières années, les inégalités de revenus se sont accrues, creusant ainsi les écarts entre les salariés les mieux et les moins bien rémunérés. Dans le même temps, les entreprises ont développé des systèmes de rémunération à la fiscalité plus faible que le salaire direct (participation, intéressement, PEE, stock-options, actions gratuites, retraite « chapeau »…). Systèmes qui n’ont pas tous l’aval de la CFDT.

Les rémunérations variables se sont également développées, avec un manque de transparence dans les critères d’attribution, un traitement inégal d’une entreprise à l’autre dans les NAO. Ces pratiques accentuent de fortes inégalités entre métiers, voire au sein du même métier et entre femmes et hommes. La part de rémunération variable dans le revenu global augmente en fonction du niveau hiérarchique et devient considérable pour les niveaux les plus élevés.

L’enquête ORION 2012 aboutit au constat que les non cadres sont majoritairement opposés aux parts variables alors qu’à l’inverse les cadres y sont majoritairement favorables.

Dans un contexte de crise, de croissance et d’inflation faibles, qui rend d’autant plus difficile l’obtention d’augmentations collectives, la question des rémunérations représente un enjeu majeur pour les salariés. Il est important que nos militants continuent à occuper le terrain et ne laisse pas le champ libre au patronat, toujours enclin à promouvoir une individualisation croissante.

Les NAO, tant au niveau des branches que des entreprises, sont clairement identifiées comme un temps de négociation où le syndicalisme a un rôle à jouer pour obtenir des résultats concrets pour les salariés.

Les thématiques de travail de la Fédération

  • Défendre le pouvoir d’achat à l’occasion des NAO et permettre des évolutions de carrière
  • Favoriser des parcours professionnels 
  • Supprimer les écarts de rémunération femmes/homme
  • Encadrer les parts variables
  • Maîtriser la globalité de la rémunération

Dossier suivi par :

AE  
Alain Elie
Secrétaire national
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