Magazine mai 2017 : résultats 2016, en hausse dans la banque, mitigés dans l'assurance

Publié le 19/07/2016 à 16H58
Dans ce numéro de CFDT Banques et Assurances, vous trouverez un décryptage des résultats 2016 des grandes entreprises des secteurs de la banque et de l'assurance, une analyse du secteur bancaire sous l'ange économique, social et syndical ainsi qu'un bilan à mi-parcours des engagements pris par les employeurs dans le cadre du Pacte de responsabilité.

Édito : comprendre les enjeux et agir pour les salariés

LeLuc Mathieus entreprises financières, banques et assurances, sont confrontées depuis maintenant trois ans à des taux bas qui fragilisent leurs modèles de banque, de détail pour les uns, et de commercialisation d’assurance-vie pour les autres.
À la source de ce phénomène : la politique de la BCE (Banque centrale européenne) qui, pour soutenir la croissance, et alléger la dette des États, a décidé de baisser ses taux de manière drastique (à 0 %). C’est ce qui explique les taux particulièrement faibles sur les prêts immobiliers constatés depuis plusieurs années. Une aubaine pour les emprunteurs. Mais cette situation impacte également le rendement des contrats d’assurances-vie investis en euros, devenus significativement moins intéressants pour les épargnants et plus difficilement rentables pour les compagnies d’assurances.
À ce contexte s’ajoutent la réglementation prudentielle en hausse, l’irruption de nombreux acteurs sur le marché des paiements, la pression consumériste sur les commissions de service, une plus grande volatilité des contrats d’assurance, la digitalisation des métiers, qui fragilisent les modèles traditionnels de la banque de détail et de l’assurance. Pour la première fois depuis longtemps, certaines banques de détail voient leur produit net bancaire baisser sur l’exercice 2016.
Ne nous voilons pas la face, les taux risquent de rester bas encore un certain temps. La politique de la BCE ne porte pas vraiment ses fruits sur la croissance (ou tout du moins pas encore) et remonter les taux pourrait également avoir un effet très négatif sur les intérêts des dettes de certains États européens. La question est donc de vivre avec, mais aussi de prendre des mesures permettant les transformations nécessaires afin d’accompagner les salariés dans les mutations qui les attendent, ainsi que de répondre aux besoins des clients, car cela n’est pas antinomique.
S’il est important de comprendre ces phénomènes, il est tout aussi important que ces contraintes ne servent pas de sempiternelle excuse pour dégrader la qualité de vie au travail des salariés de nos secteurs. Ce numéro de notre magazine tente de donner quelques clefs de lecture sur les résultats des banques et assurances en 2016, de dresser un état des lieux des changements à l’œuvre sur le secteur de la banque et de faire un point sur les engagements pris par les employeurs dans le cadre du Pacte de responsabilité.
C’est dans ce contexte que la CFDT doit agir pour les intérêts de ses adhérents et plus largement des salariés. Sa place de première organisation syndicale du privé doit l’y aider.

Luc Mathieu, Secrétaire général

couv mag433Sommaire

Comprendre   
Résultat 2016 : en hausse dans la banque, mitigés dans l'assurance
Analyse
Monde bancaire : changements attendus
Focus
Pacte de responsabilité : où en sommes-nous
dans les banques et les assurances ?